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Vends tout ce que tu as...
Marc 10 (17-31)
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Une injonction radicale
« Il te manque une chose : vends tout ce que tu as et donne l’argent aux pauvres »... L’appel de Jésus est clair et net. Il n’offre aucune échappatoire. Que pourrions-nous y ajouter ? « Si tu veux entrer dans la vie éternelle, si tu veux communier à la vraie vie de la vie... alors, lâche tes biens et tes économies et partage-les avec ceux qui manquent de tout ».
Chers fères et soeurs, lorsque j’ai consulté, au début de cette semaine, la liste des textes bibliques proposés pour les célébrations des dimanches et que j’ai constaté que c’est celui-ci qui nous attendait ce matin... ma première hésitation a été de me dire : « Tourne la page et trouve autre chose ». Et puis, je me suis ravisé : serait-ce parce qu’un texte de l’Evangile est percutant et me dérange, que je devrais l’éviter, comme si de rien n’était ?! La page est donc restée ouverte à l’histoire de l’homme riche...
Mais voilà, que vais-je dire ? Car il ne faut pas me voiler la face : je fais partie des riches de ce monde... Alors, vais-je essayer de commenter, d’argumenter, de retourner la question pour qu’elle soit moins menaçante ? et finalement l’éviter, comme j’ai si souvent vu le faire les théologiens et les commentateurs de nos riches contrées à chaque fois que des textes parlaient de l’argent ?
« Vends tout ce que tu as et donne l’argent aux pauvres ». Aujourd’hui, je vais tenter de méditer cette parole du Christ avec franchise. En effet, il ne s’agit pas de prétendre qu’en fait, il faudrait la comprendre autrement qu’elle n’est formulée. Non, je suis convaincu qu’elle signifie ce qu’elle signifie. Et je crois que, si je ne suis personnellement pas capable de lui obéir pleinement, je suis invité au moins à m’approcher le plus possible de ce à quoi elle m’exhorte.
Notre vie - ainsi l’affirme Paul Ricoeur - est souvent un compromis entre ce à quoi nous aspirons et ce dont nous sommes réellement capables ; mais notre vie, au moins, ne doit pas être un mensonge. Si je peux accepter de tendre vers ce à quoi le Christ m’invite sans y parvenir pleinement, je ne dois pas me satisfaire à trop bon compte ! Je ne dois pas gommer l’exigence ! « Personne n’est bon - dit Jésus - sinon Dieu » ; cela ne me dispense pas cependant de travailler sans cesse à une plus grande bonté.
Les dangers de la richesse
Le Christ nous invite donc à nous séparer de nos richesses, à nous distancier de nos biens... Et c’est une invitation à laquelle il revient très souvent, dans les Evangiles. Non pas, je crois, qu’à ses yeux, les moyens matériels seraient diaboliques - dans la mesure où ils permettent la vie et la sécurité - mais parce qu’ils introduisent, dans les relations humaines - et c’est un fait - une séparation.
Posséder sépare. Dès qu’il y a possession, il y a ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. Ceux qui vivent dans le confort et ceux pour qui le quotidien est plus ardu. Dès qu’il y a possession, il y a ceux qui peuvent donner et ceux qui doivent demander. Ceux à qui ont dit merci et ceux qui doivent se montrer reconnaissants.
Oui, la possession sépare ; et cette séparation s’inscrit de manière visible, dans ce monde, jusque dans l’espace et dans le temps : ainsi, il y a les petits logements contigus et il y a les grandes propriétés protégées derrière d’abondantes haies ; il y a ceux qui peuvent jouir d’un peu de temps libre et partir en voyage et ceux qui doivent se colltiner eux-mêmes, à longueur d’années, les tâches les plus ingrates, sans jamais pouvoir s’en dégager.
Oui, la possession instaure une séparation ; de même qu’elle instaure également une classification. Car, dans notre vie humaine, avoir se confond toujours un peu avec être. Avoir beaucoup aide à être tenu pour important, aux yeux des hommes. Avoir peu, c’est souvent compter aussi pour peu aux yeux des mêmes humains.
Un sociologue français dont j’ai eu l’occasion de lire un article dernièrement montre, d’ailleurs, avec beaucoup de finesse, comment le statut social a tendance à découler du niveau financier. De même, il explique très bien comment le fait d’avoir inscrit, dans le corps-même des personnes, une aisance et une assurance qui manquent à ceux et celles qui ont de la peine à tourner à la fin du mois.
Et d’ajouter - pour conclure - que notre société capitaliste accentue tout particulièrement ce phénomène, dans la mesure où elle considère la richesse comme la juste récompense d’une réussite et la pauvreté comme la conséquence d’un échec que l’on ne se doit qu’à soi-même. Oui - écrit-il - notre société hyper-capitaliste « renforce la bonne conscience et l’assurance de soi des nantis, tout en culpabilisant les plus pauvres ».
Chers frères et sœurs, je peux donc faire ce que je veux et me donner toutes les peines du monde... il me paraît bien difficile - en vivant en ce bas monde et en y possédant quelques biens - d’échapper à ces deux phénomènes de la séparation et de la classification. Car ce n’est pas une affaire de simple volonté, c’est un problème structurel, un problème de situation : avoir ce ne sera jamais la même chose que de ne pas avoir...
Le Christ l’affirme clairement : « Il est plus difficile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu »... Ou, pour le reformuler d’une autre manière : « Il est plus difficile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un homme confortablement installé d’entrer dans une vraie fraternité et une vraie harmonie avec ses semblables ».
Se distancier de la richesse
Conscients de la difficulté d’être de véritables frères pour les autres avec la richesse pour obstacle, ils sont nombreux, au cours des siècles, ceux et celles qui ont tout abandonné pour se faire pauvres eux-mêmes et se rapprocher les plus possible de tous, y compris des plus pauvres. Saint François, il y a longtemps déjà, et, plus près de nous, Gandhi ou Don Helder Camara... Et chacune de leurs histoires atteste, d’une manière singulière, que celui qui prend de la distance face aux possessions entre effectivement dans un tout nouveau rapport au monde et aux autres. Qu’il « gagne » effectivement - ainsi que le dit l’Evangile - « des frères et des sœurs » et que « des maisons et des champs » s’ouvrent à lui.
Alors, si nous ne sommes pas de ces sages ou de ces mystiques exceptionnels et que nous continuerons à mener notre vie plus ou moins confortablement, de manière conventionnelle dans la société qui est la nôtre, que pouvons-nous faire pour nous dégager le plus possible des pièges que recèle toujours, d’une manière ou d’une autre, la possession de nos biens ?
Eh bien, je crois que ce que nous pouvons faire d’abord - et que nous avons à refaire sans cesse - c’est vivre en conscience. Prendre conscience de l’injustice fondamentale dans laquelle nous sommes forcément inscrits, d’une manière ou d’une autre, dans la distribution des biens de ce monde. Prendre conscience de la dissymétrie qu’induit forcément la possession dans les rapports que nous entretenons avec les autres. Prendre conscience avec quelle facilité nous pouvons nous identifier nous-mêmes à ce que nous possédons, au rang social dans lequel nous classe notre fortune. Ne pas nous voiler la face... vivre en conscience...
Ça n’a l’air de rien l’argent. Et pourtant, je suis toujours à nouveau surpris avec quelle facilité il peut « nous prendre la tête », comme me le disait un jeune, l’autre jour. Et me revient toujours à nouveau en mémoire ce jeu que nous organisions au catéchisme, dans lequel il s’agissait d’échanger de simples billes en bois et qui - au gré de règles de transactions subtiles - permettait aux uns de s’enrichir effrontément et ruinait totalement les autres. J’étais toujours impressionné de voir ce que le désir de gagner et la honte de perdre suscitaient dans le groupe des jeunes, en terme de relations. Mamon est un démon sournois qui a vite fait de nous dérouter...
Vivre en conscience... Et nous considérer, peut-être, moins comme les « propriétaires » de nos biens que comme les « responsables » de ceux-ci. Nous n’avons pas à être des petits rois en leurs jardins mais des responsables d’une part des richesses de ce monde qui doivent alimenter la vie, de manière générale, la vie de tous ; notre vie, celle de nos proches ; celle encore des communautés humaines auxquelles nous appartenons, au sens le plus large du terme.
La fraternité avant tout
« Il te manque une chose : vends tout ce que tu as et donne l’argent aux pauvres », dit Jésus à l’homme riche... Chers amis, dans l’Evangile, la possession est subordonnée à la fraternité et à l’amour que nous nous devons les uns aux autres. D’un point de vue évangélique, l’amour réciproque... l’amour que nous sommes capables de nous témoigner les uns aux autres sera toujours la réalité première, la seule réalité humaine valable !
Et cela nous paraît certainement, à chacune et à chacun ici, être d’une grande évidence... Pourtant, je ne peux qu’être frappé par l’insistance du Christ sur la réalité des richesses, de l’argent, des biens. Cette insistance n’est certainement pas fortuite et m’invite assurément à redoubler de vigilance. A me reposer régulièrement la question - sans culpabilité mais de manière lucide - de ce que je fais de ce que possède et de ce que je fais de ceux qui m’entourent.
Dans tous les cas, à l’image de l’homme riche, je n’ai moi-même pas encore répondu pleinement à l’injonction du Christ. Sa parole continuera à rester dérangeante pour moi. Alors qu’elle soit, au minimum, une invitation pour moi à retravailler sans cesse mon amour et ma solidarité. Qu’elle me stimule à mettre, jusque dans le choses les plus concrètes de la vie (et jusqu’au fond de mon porte-monnaie), une touche d’Evangile. Qu’elle continue à me provoquer et à me faire progresser dans la suivance du Christ.
Amen
« Il te manque une chose : vends tout ce que tu as et donne l’argent aux pauvres »... L’appel de Jésus est clair et net. Il n’offre aucune échappatoire. Que pourrions-nous y ajouter ? « Si tu veux entrer dans la vie éternelle, si tu veux communier à la vraie vie de la vie... alors, lâche tes biens et tes économies et partage-les avec ceux qui manquent de tout ».
Chers fères et soeurs, lorsque j’ai consulté, au début de cette semaine, la liste des textes bibliques proposés pour les célébrations des dimanches et que j’ai constaté que c’est celui-ci qui nous attendait ce matin... ma première hésitation a été de me dire : « Tourne la page et trouve autre chose ». Et puis, je me suis ravisé : serait-ce parce qu’un texte de l’Evangile est percutant et me dérange, que je devrais l’éviter, comme si de rien n’était ?! La page est donc restée ouverte à l’histoire de l’homme riche...
Mais voilà, que vais-je dire ? Car il ne faut pas me voiler la face : je fais partie des riches de ce monde... Alors, vais-je essayer de commenter, d’argumenter, de retourner la question pour qu’elle soit moins menaçante ? et finalement l’éviter, comme j’ai si souvent vu le faire les théologiens et les commentateurs de nos riches contrées à chaque fois que des textes parlaient de l’argent ?
« Vends tout ce que tu as et donne l’argent aux pauvres ». Aujourd’hui, je vais tenter de méditer cette parole du Christ avec franchise. En effet, il ne s’agit pas de prétendre qu’en fait, il faudrait la comprendre autrement qu’elle n’est formulée. Non, je suis convaincu qu’elle signifie ce qu’elle signifie. Et je crois que, si je ne suis personnellement pas capable de lui obéir pleinement, je suis invité au moins à m’approcher le plus possible de ce à quoi elle m’exhorte.
Notre vie - ainsi l’affirme Paul Ricoeur - est souvent un compromis entre ce à quoi nous aspirons et ce dont nous sommes réellement capables ; mais notre vie, au moins, ne doit pas être un mensonge. Si je peux accepter de tendre vers ce à quoi le Christ m’invite sans y parvenir pleinement, je ne dois pas me satisfaire à trop bon compte ! Je ne dois pas gommer l’exigence ! « Personne n’est bon - dit Jésus - sinon Dieu » ; cela ne me dispense pas cependant de travailler sans cesse à une plus grande bonté.
Les dangers de la richesse
Le Christ nous invite donc à nous séparer de nos richesses, à nous distancier de nos biens... Et c’est une invitation à laquelle il revient très souvent, dans les Evangiles. Non pas, je crois, qu’à ses yeux, les moyens matériels seraient diaboliques - dans la mesure où ils permettent la vie et la sécurité - mais parce qu’ils introduisent, dans les relations humaines - et c’est un fait - une séparation.
Posséder sépare. Dès qu’il y a possession, il y a ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. Ceux qui vivent dans le confort et ceux pour qui le quotidien est plus ardu. Dès qu’il y a possession, il y a ceux qui peuvent donner et ceux qui doivent demander. Ceux à qui ont dit merci et ceux qui doivent se montrer reconnaissants.
Oui, la possession sépare ; et cette séparation s’inscrit de manière visible, dans ce monde, jusque dans l’espace et dans le temps : ainsi, il y a les petits logements contigus et il y a les grandes propriétés protégées derrière d’abondantes haies ; il y a ceux qui peuvent jouir d’un peu de temps libre et partir en voyage et ceux qui doivent se colltiner eux-mêmes, à longueur d’années, les tâches les plus ingrates, sans jamais pouvoir s’en dégager.
Oui, la possession instaure une séparation ; de même qu’elle instaure également une classification. Car, dans notre vie humaine, avoir se confond toujours un peu avec être. Avoir beaucoup aide à être tenu pour important, aux yeux des hommes. Avoir peu, c’est souvent compter aussi pour peu aux yeux des mêmes humains.
Un sociologue français dont j’ai eu l’occasion de lire un article dernièrement montre, d’ailleurs, avec beaucoup de finesse, comment le statut social a tendance à découler du niveau financier. De même, il explique très bien comment le fait d’avoir inscrit, dans le corps-même des personnes, une aisance et une assurance qui manquent à ceux et celles qui ont de la peine à tourner à la fin du mois.
Et d’ajouter - pour conclure - que notre société capitaliste accentue tout particulièrement ce phénomène, dans la mesure où elle considère la richesse comme la juste récompense d’une réussite et la pauvreté comme la conséquence d’un échec que l’on ne se doit qu’à soi-même. Oui - écrit-il - notre société hyper-capitaliste « renforce la bonne conscience et l’assurance de soi des nantis, tout en culpabilisant les plus pauvres ».
Chers frères et sœurs, je peux donc faire ce que je veux et me donner toutes les peines du monde... il me paraît bien difficile - en vivant en ce bas monde et en y possédant quelques biens - d’échapper à ces deux phénomènes de la séparation et de la classification. Car ce n’est pas une affaire de simple volonté, c’est un problème structurel, un problème de situation : avoir ce ne sera jamais la même chose que de ne pas avoir...
Le Christ l’affirme clairement : « Il est plus difficile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu »... Ou, pour le reformuler d’une autre manière : « Il est plus difficile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un homme confortablement installé d’entrer dans une vraie fraternité et une vraie harmonie avec ses semblables ».
Se distancier de la richesse
Conscients de la difficulté d’être de véritables frères pour les autres avec la richesse pour obstacle, ils sont nombreux, au cours des siècles, ceux et celles qui ont tout abandonné pour se faire pauvres eux-mêmes et se rapprocher les plus possible de tous, y compris des plus pauvres. Saint François, il y a longtemps déjà, et, plus près de nous, Gandhi ou Don Helder Camara... Et chacune de leurs histoires atteste, d’une manière singulière, que celui qui prend de la distance face aux possessions entre effectivement dans un tout nouveau rapport au monde et aux autres. Qu’il « gagne » effectivement - ainsi que le dit l’Evangile - « des frères et des sœurs » et que « des maisons et des champs » s’ouvrent à lui.
Alors, si nous ne sommes pas de ces sages ou de ces mystiques exceptionnels et que nous continuerons à mener notre vie plus ou moins confortablement, de manière conventionnelle dans la société qui est la nôtre, que pouvons-nous faire pour nous dégager le plus possible des pièges que recèle toujours, d’une manière ou d’une autre, la possession de nos biens ?
Eh bien, je crois que ce que nous pouvons faire d’abord - et que nous avons à refaire sans cesse - c’est vivre en conscience. Prendre conscience de l’injustice fondamentale dans laquelle nous sommes forcément inscrits, d’une manière ou d’une autre, dans la distribution des biens de ce monde. Prendre conscience de la dissymétrie qu’induit forcément la possession dans les rapports que nous entretenons avec les autres. Prendre conscience avec quelle facilité nous pouvons nous identifier nous-mêmes à ce que nous possédons, au rang social dans lequel nous classe notre fortune. Ne pas nous voiler la face... vivre en conscience...
Ça n’a l’air de rien l’argent. Et pourtant, je suis toujours à nouveau surpris avec quelle facilité il peut « nous prendre la tête », comme me le disait un jeune, l’autre jour. Et me revient toujours à nouveau en mémoire ce jeu que nous organisions au catéchisme, dans lequel il s’agissait d’échanger de simples billes en bois et qui - au gré de règles de transactions subtiles - permettait aux uns de s’enrichir effrontément et ruinait totalement les autres. J’étais toujours impressionné de voir ce que le désir de gagner et la honte de perdre suscitaient dans le groupe des jeunes, en terme de relations. Mamon est un démon sournois qui a vite fait de nous dérouter...
Vivre en conscience... Et nous considérer, peut-être, moins comme les « propriétaires » de nos biens que comme les « responsables » de ceux-ci. Nous n’avons pas à être des petits rois en leurs jardins mais des responsables d’une part des richesses de ce monde qui doivent alimenter la vie, de manière générale, la vie de tous ; notre vie, celle de nos proches ; celle encore des communautés humaines auxquelles nous appartenons, au sens le plus large du terme.
La fraternité avant tout
« Il te manque une chose : vends tout ce que tu as et donne l’argent aux pauvres », dit Jésus à l’homme riche... Chers amis, dans l’Evangile, la possession est subordonnée à la fraternité et à l’amour que nous nous devons les uns aux autres. D’un point de vue évangélique, l’amour réciproque... l’amour que nous sommes capables de nous témoigner les uns aux autres sera toujours la réalité première, la seule réalité humaine valable !
Et cela nous paraît certainement, à chacune et à chacun ici, être d’une grande évidence... Pourtant, je ne peux qu’être frappé par l’insistance du Christ sur la réalité des richesses, de l’argent, des biens. Cette insistance n’est certainement pas fortuite et m’invite assurément à redoubler de vigilance. A me reposer régulièrement la question - sans culpabilité mais de manière lucide - de ce que je fais de ce que possède et de ce que je fais de ceux qui m’entourent.
Dans tous les cas, à l’image de l’homme riche, je n’ai moi-même pas encore répondu pleinement à l’injonction du Christ. Sa parole continuera à rester dérangeante pour moi. Alors qu’elle soit, au minimum, une invitation pour moi à retravailler sans cesse mon amour et ma solidarité. Qu’elle me stimule à mettre, jusque dans le choses les plus concrètes de la vie (et jusqu’au fond de mon porte-monnaie), une touche d’Evangile. Qu’elle continue à me provoquer et à me faire progresser dans la suivance du Christ.
Amen
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Nicolas Besson | 14 octobre 2006



| màj 4 juillet 2010 |