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Paroles pour un baptême
Prédication portant sur Matthieu 3 (13-17) et 4 (1-11)
L’AMOUR EST PREMIER
C’est aujourd’hui dimanche de baptême. Aujourd’hui, en effet, Darius, Taline et Gilles ont reçu, dans cette église, l’antique sacrement qui fait de nous tous des frères et des sœurs, des membres de la famille des enfants de Dieu.
Aujourd’hui, nous avons exprimé publiquement l’amour que Dieu leur témoigne depuis le tout début de leur existence et qu’il leur témoignera toujours, au-delà même des limites du temps. Nous affirmons solennellement, que Gilles, Taline et Darius sont aimables - en tout temps et en toute circonstance, dignes du plus haut amour de la part de chaque être qui croise leur chemin.
Et j’en suis intimement convaincu, l’amour dont ils sont dignes et auquel il ont droit vaut bien une célébration !!! Car c’est sur l’amour qu’ils auront reçu qu’ils vont construire toute leur vie. Comme c’est sur l’amour que nous recevons encore et encore que nous-mêmes (nous tous qui sommes ici), nous construisons chaque jour nos existences. Sans ce soubassement indispensable à toute existence et à toute respiration, il n’y aurait simplement pas de vie véritable possible !
L’amour est donc premier. Celui de Dieu à notre égard, dans tous les cas ! Et celui des humains les uns pour les autres devrait lui aussi toujours être premier. Puisque les humains sont les uns pour les autres les messagers visibles et sensibles de l’amour divin.
C’est tout dernièrement et à l’occasion de la préparation des baptême d’aujourd’hui, que j’ai refait cette prise de conscience. Dans le début de l’Evangile de Matthieu que nous avons relu ensemble, il y a quelques instants, ça fonctionne de la manière suivante : Jésus est d’abord baptisé et c’est seulement ensuite que commence son travail de prophète, son ministère comme on dit. D’abord : le baptême ; ensuite seulement : la tentation dans le désert, les efforts pour rendre la Galilée plus humaine et les affrontements avec les pharisiens...
"Celui-ci est mon fils bien-aimé ; je mets en lui toute ma joie", dit la voix de Dieu descendue du ciel. Oui, c’est ainsi que commence toute vie humaine, du point de vue du Père des pères. Et c’est ainsi que commence chacune de ses pensées pour nous : "Tu es mon fils, tu es ma fille bien aimée ; je mets en toi toute ma joie".
Me souvenant de cela, je peux donc me lever tous les matins, me préparer à affronter la journée, à essayer de la vivre au mieux, à faire des choix et même à encourir le risque de me tromper... Sachant que, d’abord, avant toute chose, fondamentalement, je suis aimé par Dieu et aimable de tous, digne du plus haut amour qui soit.
VIENT ALORS L’INCESSANT CHEMINEMENT
À en croire l’Evangile, une fois le baptême donné et l’amour proclamé, la vie peut donc commencer. Et elle commence de manière pour le moins décapante dans la vie du Christ. "Le diable", nous dit le texte... "Le diable emmène Jésus dans le désert pour le tenter ».
Le diable, c’est celui qui sépare et qui divise. Il coupe les humains de l’amour de Dieu, il coupe les humains de l’amour qu’ils éprouvent les uns pour les autres ; il sème le doute sur les liens qui nous unissent ; il mène les humains que nous sommes vers de chemins de division, de lutte, de compétition, d’égoïsme, sur les vies du chacun pour soi.
Taline, Gilles et Darius auront beau avoir reçu le baptême... Nous-mêmes nous avons beau avoir été baptisés ou demander le baptême un jour... Après avoir été assurés de l’amour indéfectible du Père, il faut se coltiner la vie. Avec ses facilités et ses enthousiasmes ; mais également avec ses lourdeurs, ses dangers, ses pièges qui séduisent et qui mènent pourtant au néant et à l’amertume.
Si le texte de l’Evangile utilise le terme de tentation, ça signifie donc qu’il y a, dans la vie du Christ - et dans la nôtre - des efforts à fournir. La tradition chrétienne parle, à ce propos, de "combat spirituel". Oui, elle affirme ainsi que, dans l’existence, c’est un grand travail que celui de lutter pour faire les choix qui font vivre et qui créent un bonheur durable.
"Tentation" et "combat"... Ça sonne un peu moyenâgeux, je vous l’accorde ! Mais n’est-ce pas une manière de refuser d’emblée une certaine naïveté qui consisterait à croire qu’il suffit de se sentir aimé pour que tout roule comme sur des roulettes, dans nos existences ?
Disons-le franchement : comme tous les enfants qui reçoivent le baptême, nos trois petits devront lutter, dans leur existence. Ils devront se construire petit à petit, apprendre la frustration, apprendre à s’autolimiter, à renoncer, à discerner, à faire des choix, afin de se forger ainsi des chemins de vie viables.
Comme le Christ au désert, nous avons à nous mesurer avec des sentiments et des désirs qui nous engagent sur des voies qui finalement ne nous amèneraient à rien, voire qui feraient de nous-mêmes des diviseurs de ce monde dans lequel nous vivons.
Choisir ce qui fait vivre et qui ne tue pas, choisir ce qui s’avère équitable et qui ne nuit pas, choisir ce qui unit et ne divise pas... Prendre soin de sa foi, de son espérance et de sa capacité à aimer... N’est-ce pas bel et bien un réel combat ? Un combat quotidien, toujours à reprendre, encore et encore, avec une discipline tenace et une bonne volonté sans cesse renouvelée ?
Personnellement, je pense qu’il en va de la foi comme du développement psychique. On ne grandit pas dans la foi (ou dans son humanité) ni par simple addition, ni par simple réactivation. Non, on ne grandit pas en accumulant simplement des bouts expériences jusqu’à avoir une expérience gigantesque. Et l’on ne grandit pas non plus en sachant simplement réactiver quelque chose qui s’était un peu endormi.
Je pense, au contraire, que chaque nouvelle expérience de vie chamboule l’équilibre de foi (et d’humanité) que nous avions réussi à établir en nous... Et qu’il nous faut, dès lors, à chaque nouvelle expérience, tout remettre en place en nous, tout réorganiser pour trouver un nouvel équilibre, une foi nouvelle.
C’est pour ça, que le combat, la lutte, la quête sont permanents et si difficiles. Sans cesse, au fur et à mesure des nouvelles étapes de vie qui se présentent à nous, il nous faut refaire le ménage en nous, retrouver l’ordre et la clarté, nous réexpliquer avec nous-mêmes, faire les choix qui s’imposent, retrouver une nouvelle perspective, renaître à la vie.
L’AMOUR AIDE AU MOUVEMENT
"Celui-ci est mon fils bien-aimé ; je mets en lui toute ma joie".
Avoir entendu cela, avoir senti cela, de la part de nos parents, de nos proches, de nos amis, de nos conjoints et - peut-être, un jour ou l’autre, de la part d’une mystérieuse présence au plus intime de nous-mêmes - ça nous permet de nous mettre en route et d’affronter la vie. Ça nous permet d’accepter de tâtonner, de faire des choix, de prendre le risque de se tromper, d’avancer et de se construire.
Henri Nouwen, un prêtre d’origine hollandaise que vous connaissez peut-être, a dit un jour : "Après avoir lutté, prié et cherché durant 29 ans, je me suis demandé : « Mon cher Henri, aujourd’hui, presque 30 ans plus tard, es-tu plus heureux, plus paisible, plus juste, plus sage, moins inquiet ? » Et je me suis rendu compte que non ; il m’arrive toujours d’être inquiet et agité... Mais maintenant, je ne me sens plus seul. Aujourd’hui, je suis accompagné et aimé ; et ça change tout ! Je suis enfin capable de prendre au sérieux l’amour que l’on m’a témoigné et que Dieu ne cesse de me renouveler chaque jour".
Et il explique que la conscience de cet amour, lui permet de se risquer à vivre ; et parfois de se tromper, sans honte, sans culpabilité, sans aucun sentiment d’échec. Toujours agité de temps à autres, toujours saisi encore parfois par l’anxiété, mais toujours heureux d’être en vie, en chemin, en continuelle croissance, sous le regard du Père.
Je crois personnellement que l’amour qui m’a été donné tout au début de mon existence, celui qui m’est renouvelé chaque jour par mon entourage, et l’amour de Dieu que j’ai pu découvrir petit à petit, finiront par faire de mon existence mouvante et toujours remise en question un véritable plaisir, le lieu d’un véritable bonheur.
Et je dirais même plus : je crois que l’amour inconditionnel reçu fonctionne même comme un appel irrésistible au mouvement. Que je me sache aimé, fondamentalement aimé, aimable et digne du plus grand amour, ça me met en route, ça me donne envie de lutter, ça me donne envie de faire le meilleur de ce que l’autre aime chez moi ; c’est-à-dire de mon existence, de ma vie.
AVOIR LA FOI
Chers amis, chers frères et sœurs, la foi, ne serait-ce finalement pas ça : se sentir aimé irrésistiblement... se sentir voulu et soutenu... et en même temps, se sentir sommé à faire quelque chose de ce que l’on est... sommé de répondre à l’amour reçu ?
Et encourager les autres... leur donner l’amour dont ils ont besoin... être le messager de l’amour divin... les choyer... les stimuler à prendre l’amour dont ils sont dignes au sérieux, par l’affection que nous leur portons... leur donner le goût de la vie, de la vraie vie, de la vie en abondance ?
Je vous souhaite d’ores et déjà à chacune et à chacun, un beau printemps et un beau cheminement dans l’amour irrésistible du Père qui ne demande qu’à être pris au sérieux et qui nous appelle à la vie !
Amen
_
C’est aujourd’hui dimanche de baptême. Aujourd’hui, en effet, Darius, Taline et Gilles ont reçu, dans cette église, l’antique sacrement qui fait de nous tous des frères et des sœurs, des membres de la famille des enfants de Dieu.
Aujourd’hui, nous avons exprimé publiquement l’amour que Dieu leur témoigne depuis le tout début de leur existence et qu’il leur témoignera toujours, au-delà même des limites du temps. Nous affirmons solennellement, que Gilles, Taline et Darius sont aimables - en tout temps et en toute circonstance, dignes du plus haut amour de la part de chaque être qui croise leur chemin.
Et j’en suis intimement convaincu, l’amour dont ils sont dignes et auquel il ont droit vaut bien une célébration !!! Car c’est sur l’amour qu’ils auront reçu qu’ils vont construire toute leur vie. Comme c’est sur l’amour que nous recevons encore et encore que nous-mêmes (nous tous qui sommes ici), nous construisons chaque jour nos existences. Sans ce soubassement indispensable à toute existence et à toute respiration, il n’y aurait simplement pas de vie véritable possible !
L’amour est donc premier. Celui de Dieu à notre égard, dans tous les cas ! Et celui des humains les uns pour les autres devrait lui aussi toujours être premier. Puisque les humains sont les uns pour les autres les messagers visibles et sensibles de l’amour divin.
C’est tout dernièrement et à l’occasion de la préparation des baptême d’aujourd’hui, que j’ai refait cette prise de conscience. Dans le début de l’Evangile de Matthieu que nous avons relu ensemble, il y a quelques instants, ça fonctionne de la manière suivante : Jésus est d’abord baptisé et c’est seulement ensuite que commence son travail de prophète, son ministère comme on dit. D’abord : le baptême ; ensuite seulement : la tentation dans le désert, les efforts pour rendre la Galilée plus humaine et les affrontements avec les pharisiens...
"Celui-ci est mon fils bien-aimé ; je mets en lui toute ma joie", dit la voix de Dieu descendue du ciel. Oui, c’est ainsi que commence toute vie humaine, du point de vue du Père des pères. Et c’est ainsi que commence chacune de ses pensées pour nous : "Tu es mon fils, tu es ma fille bien aimée ; je mets en toi toute ma joie".
Me souvenant de cela, je peux donc me lever tous les matins, me préparer à affronter la journée, à essayer de la vivre au mieux, à faire des choix et même à encourir le risque de me tromper... Sachant que, d’abord, avant toute chose, fondamentalement, je suis aimé par Dieu et aimable de tous, digne du plus haut amour qui soit.
VIENT ALORS L’INCESSANT CHEMINEMENT
À en croire l’Evangile, une fois le baptême donné et l’amour proclamé, la vie peut donc commencer. Et elle commence de manière pour le moins décapante dans la vie du Christ. "Le diable", nous dit le texte... "Le diable emmène Jésus dans le désert pour le tenter ».
Le diable, c’est celui qui sépare et qui divise. Il coupe les humains de l’amour de Dieu, il coupe les humains de l’amour qu’ils éprouvent les uns pour les autres ; il sème le doute sur les liens qui nous unissent ; il mène les humains que nous sommes vers de chemins de division, de lutte, de compétition, d’égoïsme, sur les vies du chacun pour soi.
Taline, Gilles et Darius auront beau avoir reçu le baptême... Nous-mêmes nous avons beau avoir été baptisés ou demander le baptême un jour... Après avoir été assurés de l’amour indéfectible du Père, il faut se coltiner la vie. Avec ses facilités et ses enthousiasmes ; mais également avec ses lourdeurs, ses dangers, ses pièges qui séduisent et qui mènent pourtant au néant et à l’amertume.
Si le texte de l’Evangile utilise le terme de tentation, ça signifie donc qu’il y a, dans la vie du Christ - et dans la nôtre - des efforts à fournir. La tradition chrétienne parle, à ce propos, de "combat spirituel". Oui, elle affirme ainsi que, dans l’existence, c’est un grand travail que celui de lutter pour faire les choix qui font vivre et qui créent un bonheur durable.
"Tentation" et "combat"... Ça sonne un peu moyenâgeux, je vous l’accorde ! Mais n’est-ce pas une manière de refuser d’emblée une certaine naïveté qui consisterait à croire qu’il suffit de se sentir aimé pour que tout roule comme sur des roulettes, dans nos existences ?
Disons-le franchement : comme tous les enfants qui reçoivent le baptême, nos trois petits devront lutter, dans leur existence. Ils devront se construire petit à petit, apprendre la frustration, apprendre à s’autolimiter, à renoncer, à discerner, à faire des choix, afin de se forger ainsi des chemins de vie viables.
Comme le Christ au désert, nous avons à nous mesurer avec des sentiments et des désirs qui nous engagent sur des voies qui finalement ne nous amèneraient à rien, voire qui feraient de nous-mêmes des diviseurs de ce monde dans lequel nous vivons.
Choisir ce qui fait vivre et qui ne tue pas, choisir ce qui s’avère équitable et qui ne nuit pas, choisir ce qui unit et ne divise pas... Prendre soin de sa foi, de son espérance et de sa capacité à aimer... N’est-ce pas bel et bien un réel combat ? Un combat quotidien, toujours à reprendre, encore et encore, avec une discipline tenace et une bonne volonté sans cesse renouvelée ?
Personnellement, je pense qu’il en va de la foi comme du développement psychique. On ne grandit pas dans la foi (ou dans son humanité) ni par simple addition, ni par simple réactivation. Non, on ne grandit pas en accumulant simplement des bouts expériences jusqu’à avoir une expérience gigantesque. Et l’on ne grandit pas non plus en sachant simplement réactiver quelque chose qui s’était un peu endormi.
Je pense, au contraire, que chaque nouvelle expérience de vie chamboule l’équilibre de foi (et d’humanité) que nous avions réussi à établir en nous... Et qu’il nous faut, dès lors, à chaque nouvelle expérience, tout remettre en place en nous, tout réorganiser pour trouver un nouvel équilibre, une foi nouvelle.
C’est pour ça, que le combat, la lutte, la quête sont permanents et si difficiles. Sans cesse, au fur et à mesure des nouvelles étapes de vie qui se présentent à nous, il nous faut refaire le ménage en nous, retrouver l’ordre et la clarté, nous réexpliquer avec nous-mêmes, faire les choix qui s’imposent, retrouver une nouvelle perspective, renaître à la vie.
L’AMOUR AIDE AU MOUVEMENT
"Celui-ci est mon fils bien-aimé ; je mets en lui toute ma joie".
Avoir entendu cela, avoir senti cela, de la part de nos parents, de nos proches, de nos amis, de nos conjoints et - peut-être, un jour ou l’autre, de la part d’une mystérieuse présence au plus intime de nous-mêmes - ça nous permet de nous mettre en route et d’affronter la vie. Ça nous permet d’accepter de tâtonner, de faire des choix, de prendre le risque de se tromper, d’avancer et de se construire.
Henri Nouwen, un prêtre d’origine hollandaise que vous connaissez peut-être, a dit un jour : "Après avoir lutté, prié et cherché durant 29 ans, je me suis demandé : « Mon cher Henri, aujourd’hui, presque 30 ans plus tard, es-tu plus heureux, plus paisible, plus juste, plus sage, moins inquiet ? » Et je me suis rendu compte que non ; il m’arrive toujours d’être inquiet et agité... Mais maintenant, je ne me sens plus seul. Aujourd’hui, je suis accompagné et aimé ; et ça change tout ! Je suis enfin capable de prendre au sérieux l’amour que l’on m’a témoigné et que Dieu ne cesse de me renouveler chaque jour".
Et il explique que la conscience de cet amour, lui permet de se risquer à vivre ; et parfois de se tromper, sans honte, sans culpabilité, sans aucun sentiment d’échec. Toujours agité de temps à autres, toujours saisi encore parfois par l’anxiété, mais toujours heureux d’être en vie, en chemin, en continuelle croissance, sous le regard du Père.
Je crois personnellement que l’amour qui m’a été donné tout au début de mon existence, celui qui m’est renouvelé chaque jour par mon entourage, et l’amour de Dieu que j’ai pu découvrir petit à petit, finiront par faire de mon existence mouvante et toujours remise en question un véritable plaisir, le lieu d’un véritable bonheur.
Et je dirais même plus : je crois que l’amour inconditionnel reçu fonctionne même comme un appel irrésistible au mouvement. Que je me sache aimé, fondamentalement aimé, aimable et digne du plus grand amour, ça me met en route, ça me donne envie de lutter, ça me donne envie de faire le meilleur de ce que l’autre aime chez moi ; c’est-à-dire de mon existence, de ma vie.
AVOIR LA FOI
Chers amis, chers frères et sœurs, la foi, ne serait-ce finalement pas ça : se sentir aimé irrésistiblement... se sentir voulu et soutenu... et en même temps, se sentir sommé à faire quelque chose de ce que l’on est... sommé de répondre à l’amour reçu ?
Et encourager les autres... leur donner l’amour dont ils ont besoin... être le messager de l’amour divin... les choyer... les stimuler à prendre l’amour dont ils sont dignes au sérieux, par l’affection que nous leur portons... leur donner le goût de la vie, de la vraie vie, de la vie en abondance ?
Je vous souhaite d’ores et déjà à chacune et à chacun, un beau printemps et un beau cheminement dans l’amour irrésistible du Père qui ne demande qu’à être pris au sérieux et qui nous appelle à la vie !
Amen
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Nicolas Besson | 30 avril 2006
©2004-2012 Paroisse réformée de Morges - Echichens
| màj 8 mai 2012


