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Culte missionnaire : expérience à Madagascar

Message de V Hentsch.

Je pense qu’il n’y a rien à ajouter. Merci pour la vérité et la franchise avec laquelle tu parles. Merci pour la profondeur et l’humilité de tes propos.

Il n’y a rien à ajouter.. sauf peut-être de se dire que cette expérience d’accueil, d’ouverture à l’autre, de juste distance à trouver afin de faire un pas tout en permettant à l’autre de faire aussi un pas, tout cela fait écho a ce qu’on peut vivre, à nos rencontre de tous les jours, ici à Morges.

Vincent a vécu une grande expérience semblable aux toutes petites expériences qu’on fait chaque jour en rencontrant un ami au magasin, ou en croisant un inconnu qui nous marche dessus au rayon des biscuit, ou cet homme qui vend des mouchoirs à la sortie.

A chacune de ces rencontres de la vie courante, je me souviendrai de l’expérience de Vincent qui indique assez justement que pour qu’il y ait rencontre véritable, cela nécessite que je me détache légèrement de mes a priori, et que je m’approche de l’autre avec cette petite pointe de malice et de formidable intérêt pour ce qu’il va m’apporter. Sinon, si on oublie cet état d’esprit d’accueil, au lieu de se rencontrer, on va se croiser.

J’aime me souvenir que Jésus a lui aussi vécu des rencontres, et qu’elles peuvent donner un éclairage nouveau sur nos rencontres à nous,

parce qu’il a souvent le regard juste sur les gens, et c’est aussi le regard de Dieu.

Qd est-ce que J a pu vivre une rencontre, qd e c qu’il se trouvait à l’étranger ? J’ai l’impression que comme il marchait svt, comme il se déplaçait toujours, c il passait d’une ville à l’autre, traversait les lac en barque, comme il n’avait jm de domicile fixe, partout où il allait il était étranger. et il devait chaque fois à nouveau "accueillir" une rencontre.

La plus flagrante est celle de la Samaritaine :

Assis sur le bord du puits, en bon vaudois timide, si j’avais été à sa place, je me serai contenté de regarder la femme, je n’aurait jamais osé lui demander de l’eau ! Ca c’est mon côté pudeur vaudoise

Jésus. lui, n’y va pas par quatre chemins, il provoque la rencontre, il demande à boire, provoque l’étonnement, et l’indignation de la femme. C’est comme si son immense intérêt pour ce pt bout de femme dépassait les règles d’usage.

Avec Jésus, il n’y a pas de règle, il n’y a que des exceptions. L’amour du prochain lui donne tous les droits.

En attendant il a piqué au vif la curiosité de la femme, qui va discuter avec lui.

Et en une conversation de 20 versets, elle va toucher au coeur la pensée et l’identité de Jésus.

C’est comme si en 5 minutes, Jésus et cette femme qui ne se connaissaient ni d’Eve ni d’Adam, on pu se parler coeur à coeur, profondément.

C’est étonnant, car en 5 minutes la Samaritaine inconnue, a pu parler coeur à coeur avec Jésus...

et les disciples qui arrivent juste après, eux, en 6 mois de vie côte côte avec Jésus jour et nuit, ceux-là qui étaient ses amis de longue date, donnent l’impression de moins bien le connaître, et de ne rien comprendre à ce qu’il dit.

Comme si une brève rencontre, dans cet esprit d’intérêt porté à l’autre, et d’accueil, pouvait être plus profonde, qu’avec une amitié durable.

C’est vrai que parfois, avec des amis ou de la famille, on croit avoir abordé tous les sujets, on croit bien se connaître, et en fait, par routine, il n’y a plus de véritable rencontre et de curiosité, et on en vient à se "croiser" comme ça (geste).

Donc, autant l’expérience de Vincent à Mada que l’histoire de Jésus nous incite ces prochains jours, à réfléchir à notre manière habituelle de vivre une rencontre, et comment je pourrai lui donner un souffle de renouveau.

Lecture de "l’homme qui marche" de C Bobin pp. 16-23.

Amen


Prédication :

Vincent Hentsch Didier heller